Bénévole

Bénévole

Que ce soit les associations cultuelles ou les associations d'entraide qui leur sont souvent adossées, celles-ci fonctionnent parce que des personnes bénévoles s’y impliquent de manière régulière ou ponctuelle. Il s’agit là un sujet quotidien d’action de grâce et de reconnaissance.

Un bénévole, c’est une personne qui veut bien s’engager dans un service, sans attendre en retour ni salaire, ni pouvoir : le bien vouloir reflète quelque chose de la grâce de Dieu que nous reconnaissons et proclamons.
Un bénévole, c’est une personne qui veut du bien, qui se décentre d’elle-même pour se soucier d’autrui : ce vouloir du bien témoigne du Règne de Dieu.

Ce n’est pas toujours facile d’être bénévole. Il est nécessaire de réserver, pour son engagement, du temps dans la course du monde et dans la masse des activités quotidiennes : la fidélité implique des choix à assumer.
Il est essentiel de revenir régulièrement à la conviction qui fonde l’engagement pour maintenir la pertinence et l’adéquation du bénévolat au sens de l’Église : la (re)mise en question s’appuie autant sur l’enthousiasme que sur l’exigence.
Il est important d’être soi-même ressourcé, nourri, écouté : accepter de recevoir et d’être, au moins un peu, transformé.
Et il n’est pas facile de résister à la théologie des œuvres qui rôde souvent même dans l’Église, se faufilant par des besoins persistants de reconnaissance personnelle ou par les impératifs de compétences et de résultats qui imprègnent notre société.

C’est grâce aux bénévoles que les cultes sont assurés, les liens tissés, les visites assurées, les familles et les enfants entourés, les fêtes préparées, le site internet mis à jour, les lieux entretenus, les manifestations culturelles organisées, la solidarité incarnée…
C’est grâce à eux, parce qu’ils montrent un exemple et une possibilité et parce que la gratitude est source d’énergie, que de nouveaux bénévoles peuvent s’engager pour de grands ou de petits services : pourquoi pas moi ?

Il n’y a pas assez de place dans ces lignes pour y inscrire tous leurs noms, mais chacun peut en murmurer quelques uns au souffle d’un merci fraternel et heureux.
A eux et à tous, je souhaite un bon été.

D'après un texte de la pasteure Dominique Hernadez.