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Agenda

Vendredi 16 juin à 18h45 : halte prière au temple de Chabeuil,

Dimanche 18 juin à 10h30 : culte au temple de Chabeuil. 

 

Actualités

Le bulletin d'information de Mai et Juin 2017 est en ligne. Pour l'imprimer cliquez ici.

 

 

 

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Le sentiment religieux primitif

Quelle était la religion de l'homme des cavernes ? Que pouvons nous connaître de cette période sans témoignage écrit ? Quelle spiritualité peut-on dégager des vestiges des premiers hommes ?

Qu'entendons-nous par sentiment religieux primitif ?
Ce titre englobe les premières idées religieuses communes à tous les peuples primitifs, qu’ils soient actuels ou préhistoriques. Car certains éléments se retrouvent dans toutes les cultures.
On peut appeler ce sentiment : religion naturelle, celle qui naît naturellement dans la pensée de l’homme primitif qui sort de l’animalité. Pour découvrir cette religion, il nous faut remonter le plus haut possible dans le temps, jusqu’à la préhistoire.

 

 

1. La religion préhistorique

 

Les témoignages laissés par les premiers hommes

Ils sont relativement peu nombreux, et à traiter avec précautions, car les matériaux découverts peuvent être, à la fois, des outils profanes et/ou religieux, des objets d'art, ou peuvent remplir une fonction magique. D’autre part, les vestiges couvrent une période très longue : environ 90 000 ans, jusqu'à l'apparition de l'écriture. Il est évident, qu'au cours d'une période aussi longue, la pensée a évolué. Il faut donc être très prudent dans l'interprétation des témoins de la vie religieuse des hommes préhistoriques. Les "conclusions" qui seront les nôtres ne pourront être que des hypothèses.

L'emploi d'ocre rouge
C'est un colorant à base de poudre ou de pierres écrasées ou râpées. On le rencontre dès le Paléolithique moyen, mais surtout au Paléolithique supérieur. Il est utilisé pour les peintures pariétales, dans les habitations et dans les sépultures. C'est ce dernier emploi, plus symbolique qu'artistique, qui a amené les préhistoriens à penser au caractère religieux de la couleur rouge, couleur du sang et par conséquent symbole de la vie (1).

Les sépultures
Les premières apparaissent au Paléolithique moyen (vers - 100 000), chez l'homme de Néandertal ou ses voisins d'Asie. L'ocre rouge est déjà utilisé. Il peut être répandu à profusion sur le corps, ou limité à la tête. Le corps du défunt est disposé de diverses façons : allongé, replié sur le côté ou lié en flexion forcée, genoux au menton. Cette dernière position a donné naissance à l'hypothèse de l'inhumation en position fœtale. Ce qui suggérerait une métaphysique de la mort comme retour à la terre-mère. Mais ce n'est qu'une hypothèse. Le mort est inhumé avec des objets familiers. Pratique qui évoque une préoccupation surnaturelle, une vie après la mort.

L'art pariétal
Cet art est essentiellement européen. On a recensé une centaine de grottes ornées, de l'Espagne à l'Oural. Malgré la différence des régions et la durée de cet art, les symboles restent les mêmes. Pendant 20 000 ans, les hommes du paléolithique supérieur ont utilisé les mêmes canons artistiques pour dessiner des animaux (partout, et à toutes les époques, les plus présents sont les chevaux et les bovidés), des représentations humaines et des contours de mains dessinées en négatif au pochoir.
Cette uniformité de conception et de style autorise à admettre qu'une pensée religieuse commune a inspiré l'homo sapiens pendant 20 000 ans, voire plus tôt et plus tard. Ce sentiment religieux primitif est la plus longue tradition religieuse que l'humanité ait connue jusqu'à aujourd'hui. Les peintures sont, en majorité, exécutées à l'aide d'ocre rouge. Les gravures rupestres sont, pour la plupart, peintes au fond des grottes. Comme si c'était au plus profond de la terre qu'elles pouvaient accomplir leur office.
L'art pariétal utilise les reliefs intérieurs des cavités pour tracer les lignes, les creux ou les bosses des dessins. Tout porte à croire que les peintres voyaient d'abord, sur la roche et à la lumière des torches, les animaux et les êtres humains ; et que, en quelque sorte, ils leur "donnaient vie" en les dessinant.
La disposition des animaux et des symboles sexuels dessinés conduisent les paléontologues à penser que certains animaux symbolisent aussi les sexes mâle et femelle (2). Dans certains cas, il semble que la grotte elle-même était perçue comme un élément féminin.

Les vénus stéatopyges
Ce sont des sculptures ou des gravures de femmes aux formes généreuses. Elles représentent, vraisemblablement, le symbole de la fécondité et de la vie.

 

L'interprétation des vestiges préhistoriques

Les sépultures
Le fait d'inhumer les morts passe pour un des meilleurs critères pour démontrer l'existence de concepts religieux, dans la mesure où l'on constate que, depuis le début des temps historiques, parmi tous les peuples connus il n'en est pas un où l'inhumation n'ait été accompagnée de manifestations religieuses (3).
D'où vient l'habitude, chez la plupart des peuples, d'enterrer les morts ?
- La volonté de se débarrasser du cadavre ? Mais, dans ce cas, il aurait suffit de le transporter plus loin.
- Le souci de protéger les vivants contre un éventuel retour du défunt ? Ce qui sous-entendrait la croyance en une "âme" indépendante du corps. Croyance relativement générale et liée au refus de la mort ; nous en reparlerons.
- La volonté de soustraire le cadavre aux prédateurs ? Mais alors : dans quel but ? L'espoir d'une vie dans l'au-delà serait-il dépendant de la conservation du corps ? Mais hormis la momification (inconnue et impraticable par les hommes préhistoriques) aucun moyen antique ne permettait la conservation du corps ; surtout pas l'inhumation. Il doit donc y avoir une autre raison à l'origine de cette pratique.
- L'espoir d'une renaissance. Plusieurs éléments corroborent cette hypothèse :
-> La plus élémentaire observation atteste que la vie vient de la terre. C'est la raison pour laquelle la terre fut longtemps considérée comme la mère, et adorée comme telle. En plaçant les défunts dans la terre, les vivants les rendaient à la mère dans l'espoir qu'ils renaissent.
-> La position fœtale de plusieurs cadavres (4).
-> L'utilisation de l'ocre rouge (5).
Cette conception serait à l'origine de la croyance en la réincarnation.
Quoi qu'il en soit, l'inhumation des morts induit une croyance en une survie au delà de la mort.
Les différentes religions vivront cette croyance à leurs façons.

L'art pariétal
Les considérations qui précèdent peuvent constituer une clef dans la compréhension des peintures du paléolithique. Ce n'est pas par hasard que ces peintures ont pour motif principal : des animaux. Emmanuel Anati (6) dit, à ce sujet, qu'une relation existentielle entre l'homme et l'animal s'était instaurée parce que c'était à travers la chasse que la survie était principalement assurée.
Selon l'hypothèse de la caverne image du ventre de la terre-mère, on peut interpréter l'art pariétal comme une sorte de "prière" à la terre afin qu'elle donne naissance aux animaux qu'elle détient en son sein, de sorte que les animaux soient nombreux et les chasses meilleures. Les dessiner c'est leur donner vie. La sexualisation des animaux peints rend compte de la compréhension que les hommes du paléolithique avaient de la procréation. Il était déjà connu que l'on ne peut attendre la naissance et la vie en dehors de la mise en présence d'animaux de sexes différents. La représentation d'hommes et de femmes sur les parois des grottes peut, peut-être, signifier, de même, que les hommes préhistoriques "priaient" aussi la terre afin d'avoir de nombreuses naissances humaines et de voir ainsi le clan s'agrandir.

Les vénus stéatopyges
Leur présence va toujours dans le même sens et offre un argument de plus à notre thèse. Elles sont encore les symboles de la procréation et de la vie. C'est le sens fondamental de la quasi totalité des témoignages préhistoriques d'un sentiment religieux.

 

La religion préhistorique se structure à partir de la valeur fondamentale de la vie.
Et donc de son contraire : la mort.
Cet intérêt est dû à plusieurs facteurs :

La nature même du vivant
Il est naturel, essentiel, logique et normal que ce qui est vivant tienne à la vie. C'est l'instinct de survie ou de conservation. Pour les animaux comme pour l'être humain. Mais l'homme ne le fait pas seulement par instinct, comme l'animal ; il élabore des systèmes afin de justifier, de comprendre et de contrôler la préservation de la vie. Cela tient à la différence fondamentale qui existe entre l'animal et l'être humain : la conscience d'être. Contrairement à l'animal, l'homme est conscient d'exister, et se pose des questions. Afin de se situer, de calmer son angoisse, de comprendre et de maîtriser la vie et la destinée, l'homme va essayer de répondre à ces questions. C'est la naissance de la religion. Celle-ci est donc un résultat de la peur.

Au milieu dans lequel vivaient les hommes primitifs
C'est un temps caractérisé par l'insécurité. L'être humain est à la merci de tout : malnutrition, accident, blessure, maladie ...etc. Tout est danger. D'où la nécessité et la valeur du groupe ; l'individu seul est perdu. Le monde vit dans la peur. La quête naturelle du genre humain sera, là encore, de rechercher une certaine sécurité et, pour cela, de lutter contre le malheur. C'est là le but de la religion : sauver le clan, le peuple, la nation du malheur. Des dogmes et des principes vont étayer la poursuite de ce salut.

 

 

2. Les grands principes de la religion primitive, ou ... naturelle

 

Ils sont liés aux trois instincts fondamentaux du vivant : la recherche de la nourriture, la reproduction de l'espèce et l'autodéfense (7).
Pour chacun de ces instincts, la religion a vécu une évolution favorisant leur satisfaction non seulement immédiate, mais à long terme et quelles que soient les circonstances. Dans ce but, des règles seront établies ; et celles-ci seront construites sur des croyances sensées rassurer l'individu en diminuant la part d'inconnu. Dire que les choses se passent de telle ou telle façon, permet à l'être humain de s'intégrer dans le système et d'y vivre avec un minimum de sécurité et de quiétude. C'est le rôle des mythes qui, en l'absence de science, sont une tentative d'explication de la nature et de la vie.

 

La recherche de la nourriture

La nécessité de se nourrir contraint la personne humaine à cultiver une relation avec la nature dont il tire sa subsistance. Cette relation est restée biologique jusqu'au jour où l'être humain y a vu quelque chose de mystique. C’est alors qu’on assiste à la vénération des forces naturelles qui ont un rapport avec la vie, les récoltes, la nourriture ...
- La pluie, et donc l'orage, la foudre ... etc.
- L'eau sous toutes ses formes (la mer, les rivières ...).
- La terre.
- La lumière. Indispensable à la vie, son importance se concrétise dans le culte des astres. Le soleil, car c'est de lui que vient le maximum de lumière et parce qu’il marque les saisons, cycle de vie et de mort. La lune, car elle donne l'impression de mourir et de renaître tous les mois, et parce que son cycle est comparable à celui de la femme. Or la femme donne la vie. Ces forces naturelles sont personnalisées et divinisées pour devenir des dieux.
Ces croyances s'accompagnent de pratiques telles que :
- Le renouvellement de l'énergie de la nature. Car, en donnant la vie, la nature brûle ses énergies. Des rites consisteront à redonner de l'énergie à la nature, ou à la divinité qui la représente, sous forme réelle ou symbolique ; notamment par les sacrifices. Il s'agit tout logiquement de faire disparaître une offrande afin qu'elle soit transférée auprès du dieu ou de la source universelle d'énergie. Pour ce faire, l'humanité a généralement utilisé le feu.
- Le respect des cycles naturels. Car les cycles naturels sont porteurs de vie. C’est ainsi qu’apparaissent les fêtes religieuses qui marquent les échéances des cycles et rythment la vie. Afin de ne pas se tromper dans les cycles, l'homme crée le calendrier.
- La distinction entre le sacré et le profane. Tout ce qui favorise la vie, ou au contraire lui nuit, est sacré. La distinction s'est faite empiriquement et dépend du milieu ; d'où les différences entre cultures et religions. Certains domaines sont particulièrement sensibles au sens du sacré :
-> La nourriture. La distinction entre nourritures pure et impure est importante car la vie est dépendante de la nourriture.
-> Le temps. Certains moments ou jours sont considérés comme propices à la vie et mis en relation avec les astres.
-> Les lieux. Certains lieux sont considérés comme sacrés parce qu'ils font référence à des événements de vie, de sacrifices, de contacts avec la divinité, ou à des moments importants, fondateurs.

 

L'autodéfense

Elle se caractérise par le refus de la mort. Religieusement, la lutte contre la mort se manifeste de deux façons :

- La croyance en une vie au delà de la mort. C'est peut-être la première pensée religieuse. Cette croyance a donné naissance à plusieurs systèmes :
-> La survie, au delà de la mort, d'une dimension intérieure de l'être humain. Très tôt les hommes ont présenté comme immortelle la conscience d'être ; qu’ils appelleront âme, esprit ou autrement.
-> La réincarnation. L'ancêtre se réincarnerait dans un enfant de la tribu, renouvelant ainsi la vie et la force de celle-ci.
-> Le culte des morts. Dans le but d'entretenir la vie des ancêtres dans l'au-delà, par l'intermédiaire d'offrandes et de sacrifices. Dans certaines cultures on assiste ainsi à une véritable divinisation des ancêtres. Pour donner naissance, là encore, à un polythéisme pléthorique.
-> La croyance en un royaume des morts. Ce royaume serait un pendant à la terre des vivants et influencerait celle-ci par les esprits des morts dont il faudrait se protéger. Car il y a toujours l'angoisse fondamentale de l'inconnu. D'ailleurs, en refusant la réalité de la mort, l'être humain se crée une angoisse de plus : la peur de l'Après. Et la religion devra désormais répondre à deux préoccupations : la survie ici-bas et l'éternité dans l'au-delà.

- La volonté d'éviter le malheur.
Par le biais d'offrandes faites aux dieux. Puisque ceux-ci détiennent la possibilité du bonheur et du malheur, il se peut qu'en se faisant bien voir de la divinité (en lui faisant des cadeaux) elle soit favorable à l'auteur du cadeau, qu'elle le bénisse et lui évite ainsi les malheurs. Cette pratique constitue la base des cultes que les monothéistes ont appelés païens, et qui sont un vaste marché entre l'homme et la divinité. D’une part, au moyen des offrandes, l'être humain permet à la divinité de durer. Les dieux sont rendus dépendants des hommes et l'être humain se fait dieu en se rendant indispensable aux dieux. D’autre part, pour les dieux comme pour les hommes, la vie n'est jamais donnée ni gratuite, mais tout se paie en sacrifices.

 

La reproduction de l'espèce

Car avoir des enfants permet à la tribu de continuer à vivre, à exister ; c'est donner force et puissance au groupe. La religion naturelle est liée à la notion de puissance. Même si l'homme savait qu'il n'était pas immortel sur terre, il travaillait, par la procréation, à l'immortalité de son clan ; et, par là même, à l'immortalité de son propre souvenir entretenu par ses enfants. La reproduction est donc liée au culte des ancêtres. Si l'homme primitif veut vivre dans l'au-delà, il faut qu'il ait des enfants. La procréation est donc ce qui permet la vie de tous, tribu vivante et morts dans l'au-delà ; c'est-à-dire le salut.

 

 

3. L'application de la religion naturelle

 

La prière

C'est finalement ainsi que l'on peut appeler la relation qui existe entre l'être humain, la nature et les dieux. Relation à laquelle la religion croit et qu'elle cherche à développer.
La prière prend plusieurs formes, selon deux principes différents :
- Le sentiment de ne pouvoir échapper au malheur et d'être le jouet de la décision des dieux et d'un destin immuable. La prière tente alors de connaître l'avenir (le destin) afin de s'y préparer et de limiter ainsi les dégâts. Tous les peuples ont connu, et connaissent encore, des pratiques religieuses qui consistent, d'une manière ou d'une autre, à consulter des oracles, devins, astres ... etc. Cette "prière" n'a pas pour but de changer les événements, mais d'augmenter la relation entre l'humain et le divin, d'entrer dans la "démarche" des dieux. Plus l'homme sera en communion avec la divinité et plus il sera à même de s'adapter à la vie.
- Le sentiment que la volonté des dieux, et donc le destin, peut être modifiée. La prière est alors une demande, verbale ou gestuelle, dans le but de se concilier la divinité afin qu'elle soit favorable au croyant et le bénisse en retour. C'est le marchandage religieux dont nous avons déjà parlé, et la naissance des rites, dont les sacrifices font partie.
Mais le doute subsiste toujours ; car toutes les prières sont loin d'être exaucées. N'y aurait-il pas un moyen pour que le rite marche à tous les coups, pour que la prière soit toujours exaucée ? La prière devient alors magie. En accomplissant le geste qu'il faut ou en prononçant la bonne formule au bon moment, le spécialiste en rites peut interférer dans le domaine du divin et changer le cours du destin. C'est contraindre la divinité à accomplir la volonté de l'homme. Ces spécialistes ont parfois acquis une autorité considérable sur le peuple qu'ils avaient tout intérêt à maintenir dans l'ignorance.

 

La loi

C’est l'ensemble des croyances et des pratiques que nous venons de considérer : la vénération des forces naturelles, des ancêtres et des chefs qui détiennent l'autorité ; ainsi que le respect des cycles naturels, des tabous, des rites et des cérémonies. Tout ceci se matérialise en un complexe de règles, de coutumes et de traditions qu'il faut appliquer obligatoirement, sinon la vie est en danger. L'obéissance est donc motivée par la peur.

Conclusion : Les bases du phénomène religieux dans son ensemble sont jetées

  • A partir de la préoccupation fondamentale de la vie
  • La divinité et ses rapports avec l'homme. Par des rites qui font de cette relation un marchandage
  • L'interprétation de la mort comme un passage dans une autre vie
  • Le respect des rites, coutumes ou lois. Afin de rester dans le cycle de la vie et d'échapper à une mort définitive
  • Ces principes se retrouvent dans toutes les religions du monde.

 

 


(1) A. Leroi-Gourhan, Histoire des religions, vol III, p. 553
(2) André Leroi-Gourhan, Les religions de la préhistoire, p. 98 et suivantes
(3) André Leroi-Gourhan, Histoire des religions, Vol III, p. 558
(4) Mircea Eliade, Histoire des croyances et des idées religieuses, Vol I, p. 20
(5) idem
(6) Encyclopédie des Religions, Vol I, p. 26
(7) Emmanuel Anati, Encyclopédie des religions, Vol I, p.8

 

Bibliographie

Encyclopédie des religions, Vol I, Bayard Editions
Histoire des religions, Vol III, folio
André Leroi-Gourhan, Les religions de la préhistoire, PUF
Emmanuel Anati, La religion des origines, Bayard Editions
Mircea Eliade, Histoire des croyances et des idées religieuses, Payot