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LA MUSIQUE DANS LA BIBLE

Depuis les temps de la préhistoire, depuis que l’humanité développe sa culture, la musique accompagne toute la vie. On pourrait presque dire que la musique, c’est la vie.
Expression rythmique, forme mélodique, vibration, chant, danse, instruments de plus en plus perfectionnés, musique profane et musique sacrée, chansons d’amour, chants de deuil, chants de travail ou de guerre : la musique est partout.
Elle rythme la vie, elle relie les hommes entre eux et avec l’univers, elle exprime ce que les mots ne peuvent pas dire, elle régule le tempérament, tend vers la transcendance, a un effet quasi magique – dans beaucoup de cultures, elle tient d’ailleurs un rôle ouvertement magique.

De nos jours aussi, la musique est partout Mais à la différence des temps jadis, ce n’est plus tout un chacun qui fait de la musique. Nous la recevons, plus ou moins passivement. Le vécu n’est pas le même, l’intensité n’est pas la même, c’est ce qu’il faut se rappeler quand on lit les textes bibliques.
Dans l’Antiquité, d’ailleurs, la musique instrumentale, le chant et la danse allaient le plus souvent ensemble dans les moments de fêtes, profanes ou religieuses. Cela se répercute dans l’Ancien Testament.
Le roi David lui-même participe activement à un culte très animé, à l’occasion de transport de l’Arche de l’Alliance à Jérusalem : (2 Samuel6, 5. 14s) David et toute la maison d'Israël jouaient devant le SEIGNEUR sur toutes sortes d'instruments en bois de cyprès, sur des lyres, des luths, des tambourins, des sistres et des cymbales. ... David dansait de toute sa force devant le SEIGNEUR ; David portait un éphod de lin comme un pagne. David et toute la maison d'Israël firent monter le coffre du SEIGNEUR avec des acclamations et au son de la trompe.

Du coup, peut-être allez-vous trouver nos cultes un peu trop sages ? Nous y reviendrons dans le passage sur le Nouveau Testament.

L’Ancien Testament connaît des musiques pour inspirer un prophète, des musiques pour guérir de la dépression. Il nous a transmis des chants de toutes sortes, chants de guerre, de travail, de protestation, et parmi eux, les chants d’amour parmi les plus beaux qui soient, dans le Cantique des Cantiques.

A l’autre extrémité du registre des émotions, la musique accompagne les deuils, avec la complainte funèbre. ou lamentation. On chantait les mérites du défunt ainsi que la douleur de la perte.

David chante ainsi après la mort de Saül et de Jonathan : (2 Samuel 1, 25-27) Comment ! Des héros sont tombés au milieu du combat ! Jonathan a été transpercé sur tes hauteurs ! A cause de toi, Jonathan, mon frère, je suis dans la détresse ! Tu m'étais si cher; ton amour était plus merveilleux pour moi que l'amour des femmes. Comment ! Des héros sont tombés ! Les armes ont été anéanties !

La lamentation permet de prendre vraiment la mesure du deuil et de se réfugier auprès de Dieu, qui est la vie. Les prophètes ont pu utiliser la forme de la lamentation pour exprimer un avertissement grave à l’adresse de leur peuple : s’il continuait à se détourner de Dieu, il allait au-devant de conséquences funestes.

Le prophète Amos s’écrie : (Amos 5, 1s) Écoutez cette parole, cette complainte que j'entonne sur vous, maison d'Israël ! Elle est tombée, elle ne se relèvera plus, Israël la jolie; elle est étendue sur sa propre terre, personne ne la relève.
Le chant, la poésie, sont un sursaut de vie, un rappel de la promesse de bonheur pour chacun - à condition de rester fidèles à l’Alliance !

Le sommet de la musique dans l’Ancien Testament est bien sûr le chant dans le cadre du culte. La Bible nous a transmis les Psaumes, un grand trésor poétique et spirituel. Nos 150 Psaumes ne représentent certainement qu’une petite partie de tout ce qui se chantait à l’époque, et nous n’en avons plus les mélodies d’origine. Mais les paroles et l‘esprit des Psaumes traversent les siècles, nous les chantons encore, et nous ne sommes ni les seuls ni les derniers à les chanter.
Les Psaumes chantent Dieu et l’humanité, l’univers , nos joies et peines. Ils vibrent de l’énergie de la création et posent la question de nos souffrances : Seigneur, pourquoi ? Les Psaumes accueillent tous les chants de ceux qui croient et qui doutent, depuis des millénaires.

Intermède musical : Sweet Hour of Prayer - American Angels (Song of Hope, Redemption & Glory)

Le Nouveau Testament s’est en partie construit sur les Psaumes. C’est grâce à eux que la Passion de Jésus prend du sens, c’est grâce à eux que les premières communautés chrétiennes prient, chantent, résistent à la peur.
L’épître aux Éphésiens recommande le chant des Psaumes aux nouveaux baptisés: (Éphésiens 5:15-20) Veillez donc avec soin à la façon dont vous vous comportez : que ce ne soit pas comme des fous, mais comme des sages. Rachetez le temps, car les jours sont mauvais. Ne soyez donc pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Ne vous enivrez pas de vin : il mène à la débauche. Au contraire, soyez remplis par l'Esprit; parlez-vous par des cantiques, des hymnes et des chants spirituels; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur; rendez toujours grâce pour tout, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à celui qui est Dieu et Père.

Dans le Nouveau Testament, nous ne trouvons plus la combinaison entre instruments, chants et danse ; il ne reste plus que le chant. Pourquoi ?

La jeune communauté chrétienne se méfiait visiblement de tout ce qui pouvait mener à des débordements, d’autant qu’à l’époque, les religions ne manquaient pas, où les fidèles, sous couvert de se faire initier aux mystères de telle ou telle divinité, Dionysos (dieu du vin) ou Isis par exemple, entraient en une transe provoquée par le vin, la musique et la danse. Les chrétiens ne voulaient en aucun cas être confondus avec ces gens-là. Ils se montraient donc prudents et retenus, sur le modèle des Juifs.

Car c’est le message de la grâce qui importe avant tout.

L’apôtre Paul, dans son souci de présenter un message bien clair, va jusqu’à recadrer le parler en langues, pour que la parole chrétienne soit avant tout intelligible comme un message adressé à tout le monde. Il écrit: (I Corinthiens 14, 13-19) Que celui qui parle en langue prie donc pour qu'il lui soit donné d'interpréter. Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile. Que faire alors ? Je prierai par l'Esprit, mais je prierai aussi de façon intelligible; je chanterai par l'Esprit, mais je chanterai aussi de façon intelligible. En effet, si c'est par l'Esprit seulement que tu prononces la bénédiction, comment celui qui est assis parmi les simples auditeurs répondra-t-il « Amen ! » à ton action de grâces, puisqu'il ne sait pas ce que tu dis ? Toi, certes, tu prononces de belles actions de grâces, mais cela n'est pas constructif pour l'autre. Je rends grâce à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous; mais, dans l'Église, je préfère dire cinq paroles avec mon intelligence, pour instruire les autres, plutôt que dix mille paroles en langue.

Et quand viennent les difficultés et les persécutions, les chrétiens s’encouragent mutuellement par le chant qui leur dit que malgré tout, le monde est déjà sauvé par l’amour de Dieu en Jésus Christ, même si tout n’est pas accompli et qu’il y a encore des douleurs et de la violence.

L’Église chrétienne, aussi modeste fût-elle à ses origines, rassemblait des personnes d’origines ethniques et de conditions sociales très diverses.
Cela lui donnait déjà un caractère universel. Encore aujourd’hui, nous communions, dans toute notre diversité, à travers la musique.

Le protestantisme a produit une culture musicale originale. Pour les réformateurs, il importait que tout le monde puisse chanter. La musique n’appartient plus seulement aux monastères et aux chanteurs des cathédrales qui chantent la messe en latin avec raffinement.
Les réformés chantent les psaumes de la Bible, mis en vers français par de grands poètes (Clément Marot et d’autres) sur de nouvelles mélodies.
Par la suite, les cantiques protestants, les chorals luthériens, seront toujours au cœur des œuvres de grands compositeurs tels que Jean-Sébastien Bach.
A partir du 19° siècle et hors d’Europe, les styles musicaux protestants se diversifient.
En Amérique, les esclaves noirs s’approprient le message de libération des Hébreux. Ils chantent en cœur pendant leurs corvées. Cette pratique est à l’origine d’un style musical fait de ferveur et d’enthousiasme : le gospel.
Puis au XXème siècle sont apparus d’autres types de musique. Aux yeux de Dieu , tous les genres musicaux sont bons pour chanter à son honneur. Au même titre qu'il y a des milliers de variétés de fleurs ou de fruits il y a autant de variétés de styles musicaux bons à entendre.
La musique contemporaine est largement utilisée pour chanter au culte . Rien n'empêche de louer Dieu sur une musique de rap ou de pop rock .

Ce que la Bible n’a pas envisagé, c’est que la musique peut aussi réunir des personnes de croyances et de convictions différentes. Aujourd’hui, plus besoin d’être chrétien pour apprécier J.S.Bach, et réciproquement, les chrétiens ont parfaitement le droit de chanter et de danser sur des musiques dites profanes. Et on n’a même pas forcément besoin d’être chrétien pour accompagner un culte avec sensibilité et efficacité.

La musique permet en quelque sorte l’œcuménisme le plus large.

Nous retrouvons aujourd’hui quelque chose du caractère universel de la musique, telle qu’elle était appréciée du temps de l’Ancien Testament : l’accompagnement de toute la vie, la pulsation de l’humanité et même de la création.

Alors, ne nous condamnons pas à la pauvreté et à la monotonie par ignorance ou par sectarisme. Sachons user sans modération de la diversité qui nous est offerte !

A Toi la gloire - Exo (Eclat 5)

 

Cliquez sur les titres indiqués sur cette page, pour écouter les extraits diffusés lors de ce culte.


 

 

CULTE DU DIMANCHE 21 JUIN 2015 - FETE DE LA MUSIQUE

 

Introduction

Ce temps de culte qui nous est proposé aujourd’hui est un peu particulier.
Car aujourd’hui, cela ne vous aura pas échappé, c’est la fête de la musique.
Alors quel lien entre cette fête et le culte de ce matin ?

La musique tient une place importante dans un culte, sous différentes formes. Généralement, nos offices sont bien structurés, avec jeu musical, cantiques ou chants spontanés rythmant les temps liturgiques.

Ce matin, nous vous proposons un culte ou la musique prend une place différente de celle d’habitude. Un culte où la musique peut être prière, un culte ou la musique est plurielle, du psaume traditionnel au chant a-capella, du folk au gospel, de la musique classique aux créations contemporaines.

Recueillons-nous pour le culte.

The Offering - Michael W Smith (Freedom)

 

Ouverture, annonce de la grâce

Le culte c’est un moment que nous mettons à part pour écouter une parole qui vient de Dieu. Cette parole nous est transmise à travers des lectures bibliques, de la musique, des chants et une prédication.
Cette parole nous est apportée par l’Esprit de Dieu, qui anime, remplit nos mots, nos musiques.
Que Dieu soit, par son Esprit, avec chacun de nous pour que nous entendions, et recevions ce qu’il veut nous dire.

Je vous invite à la prière :

Père, ce matin, nous sommes venus pour te chercher, mais aussi pour te prier et te louer.
Rends nous attentifs à ta parole.
Par notre écoute, par nos chants, nous voulons proclamer que tu nous aimes, que tu nous libères, que tu es fidèle.

Amen

 

Louange

La louange est un applaudissement.
Elle ne sert à rien mais elle est aussi utile qu’un cadeau, aussi précieuse que la gratuité, aussi nécessaire qu’un sourire.
La louange est lumière.
Louer, c’est confesser que nous sommes enfants de lumière.

Un ancien raconte que lorsque Dieu a créé l’humanité, il a demandé aux anges ce qu’ils pensaient du monde qu’il avait fait.
Une seule chose manque, ont-ils répondu, c’est la louange du créateur.
Alors Dieu créa la musique, le chant des oiseaux, le souffle du vent, le murmure des océans, et il planta la louange dans le cœur des hommes.

Avec les musiques et les parfums, avec toute ta création et avec les anges, nous entonnons une louange.
Avec les jeunes, avec les vieux, avec tous ceux qui se battent pour que vive l’espérance et avec les anges, nous entonnons une louange.

Recueil Arc en Ciel - Psaume 81

 

Repentance et annonce du pardon

Debe - Ali Farka Touré et Toumani Diabaté (In the heart of the moon). La musique a été diffusé simultanément à la lecture.

Notre temps est parfois pesant, triste, lourd, nous nous laissons gagner par la routine du quotidien.
Mais aujourd’hui, la parole retentit, le temps est accompli, le règne de Dieu s’est approché (Marc 1 : 15).

Je vous invite à la prière :

Oui Père, nous entendons ton évangile : aujourd’hui c’est le temps de Dieu.
Et pourtant ce temps qui est le notre, nous le voyons sansjoie, plutôt habité par la futilité ou l’agitation, par la banalité et la répétition.
Apprends nous à reconnaître la beauté, à inscrire ta nouveauté dans nos habitudes, ton espérance sur nos lassitudes, ta présence dans notre solitude, ta paix sur nos inquiétudes.
Que ton esprit nous bouleverse, que ta parole nous transperce, que ton évangile nous mette en marche et nous fasse chanter.

 

Un maître hassidique Rabbi Zoussia disait :
quand je me présenterai devant le tribunal céleste, on ne me demandera pas pourquoi je n’ai pas été Abraham, Jacob ou Moïse. On me dira : pourquoi n’as-tu pas été Zoussia ?

Dieu ne te demande pas d’être un héros, un saint ou un martyr. Ce qu’il te demande, c’est d’être pleinement, authentiquement toi. Si Jésus Christ est venu partager notre route, c’est pour nous libérer de ce qui nous aliène et nous appeler à vivre notre vraie vie.

Aujourd’hui, il t’aime tel que tu es, il te pardonne et te renouvelle, il te donne de vivre ta vie et de suivre ton chemin dans l’amour et la liberté.

 

Volonté de Dieu

Pardonnés et libérés, écoutons ce que Dieu attends de nous.

L’écriture nous appelle à la réconciliation avec Dieu, avec nos frères et aussi avec nous mêmes.
Etre réconcilié, c’est vivre une cohérence entre ce que nous croyons, ce que nous disons et ce que nous faisons.
Mais inscrire l’Evangile dans le quotidien de nos journées, vivre l’amour du prochain et la liberté, le partage et le service, ce n’est ni facile, ni naturel.
C’est pourquoi nous avons besoin d’entendre et de réentendre cet appel à une vie renouvelée, une vie ou l’Evangile n’est pas lettre morte, mais une lumière qui éclaire nos paroles, nos pensées et nos actions.

Jésus disait : tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-même pour eux : c’est la loi et les prophètes.

Cela te parait tout simple… alors vis le !
Tu veux être aimé, aime ton prochain
Tu veux pouvoir parler, écoute ton prochain
Tu veux vivre la paix, apaise ton prochain
Tu veux être soutenu, encourage ton prochain
Tu veux vivre libre, libère ton prochain
Tu veux vivre heureux, réjouis le cœur de ton prochain

Que le Seigneur élargisse notre cœur à l’intelligence de sa loi.

Simane Tov, Mazel Tov - Chants juifs

 

Confession de foi

Je crois au Dieu qui a appelé Abraham à le retrouver dans le tête à tête d’une marche dans le désert.

Je crois au Dieu qui a appelé Moïse à devenir le libérateur d’un peuple.

Je crois au Dieu au a appelé David à le chanter dans les sommets et dans les creux de son histoire.

Je crois au Dieu qui s’est fait homme en Jésus de Nazareth.
;
Je crois au Dieu qui s’est fait serviteur en Jésus de Nazareth.

Je crois au Dieu qui est sauveur en Jésus de Nazareth.

Je crois au Dieu qui est présent par son Esprit.

Je crois au Dieu qui est à la tête d’une église visible et invisible.

Je crois au Dieu qui vient au devant de nous tous les jours et qui nous attend dans le secret de notre histoire.

Amen

Recueil Arc en Ciel - 42-02

 

Offrande, annonces

Gloria - Artemi Vedel (The Great Slavonic Othodox Liturgy)

 

Intercession

Je vous invite à la prière d’intercession.

Seigneur, tu viens dans le monde et tu nous fais porteurs de ta Bonne Nouvelle.
Alors aujourd’hui, nous te prions pour les hommes et les femmes dans le malheur.

Nous te remettons les prisonniers et les torturés, nous te prions pour les exilés, pour tous ces gens qui fuient la guerre, la misère et cherchent refuge chez nous.

Rends nous sensibles à leur détresse. Apprends-nous à partager avec eux un peu de ce que nous avons, à leur faire une petite place. Et nous verrons que loin d’être à sens unique, ce partage nous enrichira.

Pour eux et pour nous même nous crions vers toi Seigneur.

Que notre prière se prolonge par des actes.
Que ton amour illumine nos actions afin d’apporter à tous un témoignage de paix et un signe de joie.

Et ensemble, nous te disons : notre Père…

 

Envoi et bénédiction

Levons nous pour l’envoi et la bénédiction

Elie s’est enfermé dans une caverne.
Il est découragé et abattu. Dieu l’appelle : Sors et tiens-toi sur la montagne… voici le Seigneur va passer.

Il y eut un vent fort et puissant qui érodait les montagnes et fracassait les rochers. Le Seigneur n’était pas dans le vent.
Après le vent il y eut un tremblement de terre. Le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre.
Après le tremblement de terre, il y eut un feu. Le Seigneur n’était pas dans le feu
Et après le feu, le bruissement d’un souffle ténu.
En l’entendant, Elie se voila le visage avec son manteau. Il sortit et se tint à l’entrée de la caverne.
Le Seigneur lui dit ;: va et reprends ton chemin.

La paix de Dieu n’est pas un vent violent qui fracasse les rochers et érode les montagnes.
La paix de Dieu n’est pas un tremblement de terre.
La paix de Dieu n’est pas un feu.
La paix de Dieu est un souffle ténu qui se pose sur ton cœur et apaise tes peurs.
La paix de Dieu est un murmure qui rafraichit ta foi, qui te relève et qui t’envoie.

Que la paix de Dieu soit avec toi pour aujourd’hui et pour toujours.

Amen

Hubahemesene - Marcel Boungou (The best of Em'Bee)