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C'EST UNE QUESTION DE CONFIANCE

Marc 6, 1 à 6 - Ézéchiel 2, 2 à 5 - 2 Corinthiens 12, 7 à 10

Nous voici en face d’un texte de l’Évangile où Jésus est directement mis en cause et contesté. Lorsque nous parlons de lui et que nous nous interrogeons sur son œuvre nous sommes parfois semblables à ceux qui le contestent dans le récit. Qui est-il en vérité, que nous dit-il de Dieu ?

Savons-nous véritablement qui il est pour nous ou sommes-nous en chemin pour l’apprendre ?

Les auditeurs de Jésus ont eu beaucoup de mal à accepter qu’au travers de lui, un individu ordinaire, Dieu désire révéler sa volonté. Ils étaient troublés et il est vrai que nous-mêmes nous avons du mal à croire tout ce que nous entendons au sujet de Dieu. Ou a considérer véritablement qui est le Christ. Est-il un grand philosophe, un illuminé, un maître de sagesse ou le messie, le sauveur, le fils de Dieu ?
L’Évangéliste Marc relève que les nombreux auditeurs de Jésus étaient "frappés d’étonnement". Et nous, nous qui fréquentons Jésus depuis si longtemps, nous qui lui parlons, nous qui lisons et relisons son Évangile, sommes-nous encore "frappés" d’étonnement ?

Avons-nous un peu compris qui il est pour nous ? Avons-nous encore un cœur enthousiaste, et fasciné par le Seigneur, par ce qu’Il est, par ce qu' il continue de nous révéler encore aujourd'hui, par ce qu' Il continue de faire pour nous ?

C’est une question de confiance ! L’évangile est pour nous un miroir qui nous renvoie ce que nous sommes et ce que Dieu veut nous aider à devenir.

Notre foi est interrogée…

À notre tour nous devons essayer de formuler ce que nous pensons de Dieu ? Comment l’imaginons-nous? Le texte de l’évangile dit que ce qu’ils savaient de lui (ses origines familiales et son métier d’origine charpentier) les empêchaient de voir qui il était véritablement ! soyons plus précis : les empêchait de croire en lui !

Nous avons tous plus ou moins reçu, accepté, discuté, reformulé les discours des théologiens et des églises sur Jésus mais lui faisons nous confiance ? Et au travers de lui quelle confiance avons-nous en Dieu ?

Sommes-nous attentifs au fait que Jésus incarne le visage de Dieu ? Il tient un discours de proximité avec lui. Les habitants de Nazareth n’ont pas compris que le visage de Dieu se cache en lui comme il peut se cacher en celles et ceux que nous rencontrons.

Dieu est là tout proche d’eux mais ils ne le voient pas alors il ne se produit rien. Ils ne discernent pas les signes de sa présence. Ils n’ont pas encore compris que Dieu veut mêler sa puissance à la faiblesse humaine. Ils n’ont pas confiance ; ils n’ont pas la foi !

Il reste inconcevable pour beaucoup d’entre nous que Dieu se soit fait si proche de la réalité humaine en Jésus Christ au point qu’il ait aboli toute distance qui nous sépare de lui, et qu’il ne nous reproche pas nos fautes.

Par son enseignement Jésus disait que désormais toute relation avec Dieu serait possible, sans intermédiaire, ni contrainte.

C’est une question de confiance et non de dogmatique.

Faire confiance à Dieu !

Voilà donc la question !

Faire confiance à Dieu c’est accepter que nous ne savons pas tout de lui mais qu’il est un ami fiable et qui ne fera pas défaut. Il vient nous aider à porter nos inquiétudes, nos soucis, il est l’ami qui entend la peine, qui comprend la détresse de la maladie, celui qui comprend nos déchirures et nos blessures. Il entend nos interrogations qui ne sont certainement pas celles des interlocuteurs de Jésus ici ; mais quelles excuses avançons-nous pour ne pas lui faire confiance ?

Il est vrai qu’en matière de croyances et de religions il y a de tout : le pire, le plus idiot comme le plus intelligent et compliqué sur le marché des idées.

Mais ici c’est à nous dans notre vie quotidienne que Dieu parle. Il nous invite à découvrir, derrière nos questions, ce qui se cache derrière ses paroles, ses actes relatés dans les évangiles. Ce qu’il souhaite c’est de nous éclairer, de venir à la rencontre de nos doutes, d’interroger nos convictions, notre manière de voir la vie et de nous aider à surmonter nos peurs ; c’est une question de confiance !

Croyons-nous véritablement qu’il peut le faire avec nous et en nous ?

Nous avons du mal à accepter que Dieu puisse faire sa demeure en nous, parmi nous. Nous avons du mal à croire à son regard bienveillant sur nos vies et sur nos erreurs ; pourtant c’est ce qu’il fait !

Plutôt que de regarder aux apparences trompeuses, il nous invite à abandonner nos hésitations et incertitudes. A lui exprimer notre reconnaissance pour ce qu’il nous donne jour après jour, pour le souffle de son esprit qui nous anime, pour sa présence discrète mais réelle en notre monde. Lui faire confiance c’est nous ouvrir à l’espérance.

Il nous conduit à exprimer notre foi par notre prière, par nos engagements, par nos combats ; si nous plaçons en lui notre confiance, si nous avons foi en lui alors les graines semées ne se détruisent pas, elles germent et portent du fruit.

A Nazareth ils ne voulurent pas croire, alors il ne se produisit rien, pas de signes sauf quelques cas isolés. Ce Jésus qui était allé à la rencontre des siens vient aussi vers nous. Il pourrait peut-être nous dire aussi que nous sommes des hommes et femmes de peu de foi !

Il est vrai que notre foi est souvent chancelante.

Et pourtant nous pouvons nous-mêmes devenir des acteurs du monde et non seulement des spectateurs. Il peut renouveler notre capacité d’étonnement. Nous ne pouvons pas tout expliquer mais Dieu demeure mystérieusement à l’œuvre là où nous ne l’attendons pas !

Puisse–t-il nous rendre la vivacité et la fraîcheur des enfants pour que nous sachions encore et toujours nous émerveiller de ce qu’il est et de ce qu’il fait.
Que son Esprit nous guide, pour que là ou nous vivons et ou nous sommes envoyés nous soyons capables de voir ce qu’il veut et ce qu’il fait.

Comme les habitants de Nazareth nous sommes assez prêts à concéder que Dieu est le créateur, que dans l’absolu il peut tout mais quand il parle de nous nous ne réalisons pas qu’il soit si près de nous. Que de fois est-il peut être passé sans qu’il puisse faire quoi que ce soit parce que nous n’avions pas assez confiance en lui.

C’est là le paradoxe. Dieu est à nos yeux puissant et infiniment grand et nous le rejetons si loin que nous oublions qu’il est d’abord proche de nous. Nos erreurs, nos péchés nos fautes ne l’ont pas détourné des siens.

Alors comme Jésus revenant à Nazareth, Dieu se souvient de nous, nous rends visite, rappelle sa parole en espérant que nous allons l’entendre et nous poser la véritable question, et ne pas nous laisser illusionner par les apparences. Que de fois est–il venu, sans que pourtant nous ne le prenions au sérieux ?

Lorsque nous sommes assombris par ce qui nous préoccupe n’est–il pas celui qui vient introduire un peu de légèreté dans nos vies pour que nous trouvions l’envie de reprendre la route ? N’est–il pas celui qui nous aide à mettre un peu d’humour dans ce que nous croyons trop sérieux ?
Ne peut-il pas faire souffler le vent de la paix au lieu de la tempête qui déracine tout ?
Le souffle de sa présence ne peut-il pas balayer les soucis accablants ?

C’est une question de confiance !

Oui la bible nous le rappelle, Dieu connait notre réalité et il l’accepte, il vient vers nous et nous permet de déceler sa mystérieuse présence en ce monde, en nous, avec nous, avec nos frères et sœurs, en son Église en notre monde, sur nos lieux de vies.

Voulons-nous lui faire confiance ou le laisser partir comme ce jour-là à Nazareth ?

A chacun d’y répondre pour lui-même.


 

CULTE DU DIMANCHE 5 JUILLET 2015

 

Ouverture

Le matin, quand on se lève, on se dit : bon jour !
A midi, lorsqu’on se met à table, on dit : bon appétit !
Le soir, avant d’aller se coucher, on se souhaite : bonne nuit !
A tout moment, lorsque l’homme ouvre l’Evangile, Dieu lui dit : bonne nouvelle !
En arrivant au culte, Dieu nous dit : bien venu !

Prions :
Au lieu d’invoquer ta présence en disant : « Seigneur sois au milieu de nous, nous venons te demander : toi qui es au milieu de nous, apprends nous à être là, devant toi, éveille nous à ta présence ».

Recueil Arc en Ciel - Psaume 84-1

 

Louange

Béni soit le Seigneur,
Il nous a aimés avant que nous le connaissions,
Il nous a donné sa parole pour que nous l’entendions,
Il nous a donné Jésus Christ pour que nous l’aimions.
Il nous a donné sa promesse pour que nous espérions.

Béni soit le seigneur.
Il nous a fait sortir de l’impasse où nous étions.
Il nous a donné sa parole pour nous diriger.
Il nous a donné Jésus Christ pour nous guider.
Il nous a donné sa promesse pour que nous retournions à lui.

Béni soit le seigneur,
Il vient lui-même marcher vers nous.
Il nous donne sa parole qui nous fait connaître sa volonté.
Il nous donne sa promesse qui nous rend joyeux dans l’obéissance.

Recueil Arc en Ciel - 47-04

 

Repentance

Selon un commentaire, avant la création. Dieu a fait plusieurs plans pour voir si le monde qu’il voulait créer allait tenir debout.
Mais à chaque fois, le monde qu’il avait envisagé s’effondrait. Dieu a fait 26 tentatives, et elles se sont toutes soldées par des échecs.

Alors Dieu a créé la teshouva, c'est-à-dire le retour vers lui, la repentance. A partir de ce moment seulement, le monde qu’il avait prévu de créer a tenu debout.

Sans ce repentir et cette lucidité, le monde s’effondrerait et l’humain sombrerait dans l’orgueil ou la désespérance.
La dignité de l’humain, c’est qu’il peut s’arrêter, regarder sa vie, dire une parole de vérité, faire demi-tour (retourner vers Dieu) et recommencer.

Prions :

Seigneur, notre Dieu,
Tu nous as donné la vie,
Ce que nous avons de santé et d’intelligence
Tu nous as donné un abri
Le sel et le pain, la foi et l’espérance
Et nous ressemblons à ces gens de Nazareth
Qui ne reconnaissent pas en Jésus ton visage.

Nous voulons te remettre tout ce qui nous empêche
De nous agenouiller à tes pieds
Pour te rendre grâce et te remercier.

Recueil Arc en Ciel - 43/03

 

Annonce du pardon

Si l’orgueil et l’oubli nous enferment sur nous-même
La louange et la gratitude nous libèrent de nous-même

Que le Pardon de Dieu,
La grâce du Christ
Et la liberté de l’esprit nous renouvellent.

Chantons notre reconnaissance à Dieu.

Recueil Arc en Ciel - 41-02

 

Volonté de Dieu

Aussi pardonnés et libérés, nous pouvons écouter la Volonté de Dieu.

Dieu ne nous donne aucun commandement qui soit impossible d’accomplir :
Il nous donne un cœur pour aimer et il nous demande d’aimer notre prochain comme nous-même.
Il nous donne des yeux pour voir, et il nous enseigne à regarder les autres comme des frères et des sœurs.
Il nous donne la parole et c’est par elle que nous transmettons l’espérance,
Et il nous donne des yeux pour voir avec compassion ceux qui sont dans le besoin.
Ne nous a-t-il pas donné nos mains pour que nous agissions en son nom ?

Et si nous parcourons le monde sur nos pieds c’est pour y répandre la bonne nouvelle qui doit être portée jusqu’au bout de la terre.
Rien n’est laissé au hasard, car Dieu nous a formée comme nous sommes pour que nous poursuivions sa création (son œuvre)

Recueil Arc en Ciel - 44-14

 

Prière d'illumination

Le sage nous l’a dit :
Il y a un temps pour se taire
Et un temps pour parler (Qoheleth 3.7)

Avant le temps de parole,
Je vous invite à prendre un temps de silence

..........

Accorde nous, Père, la grâce du silence.
Donne nous de nous taire avant d’écouter

.........

Souffle ton Esprit !
Parle te Parole !
Qu’elle apaise nos pensées !
Qu’elle façonne notre fidélité !

Recueil Arc en Ciel - 47-21

 

Sainte Cène

Préface :
Bénis soit-tu, Père. Tu nous as donné ton Fils, vraie lumière, qui en venant dans le monde, illumine tout homme. Par lui, nous recevons ta grâce qui nous renouvelle.
C’est pourquoi, nous célébrons le mystère de ton amour, nous te louons et nous te glorifions.

Recueil Arc en Ciel - 62-42

Institution :
Le Seigneur Jésus , dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit :
« ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ».
De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit :
« Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. »
En effet, quand nous mangeons ce pain et buvons de cette coupe, nous annonçons la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ».

Prions

Père, au moment de nous approcher de cette table, nous faisons mémoire des paroles et des gestes de Jésus Christ, de sa mort, de sa résurrection, et nous attendons son retour.
Il n’y a qu’un peu de pain et un peu de vin.
Envoie sur nous ton Esprit pour que les recevions comme les signes dont notre foi a besoin pour discerner la présence de Jésus Christ au cœur de notre vie.
Par ce repas, fais nous renaître à l’image de celui qui s’est donné lui-même.
Ce que la Parole du Seigneur a dit, l’Esprit le réalise dans nos vies, dans nos cœurs. C’est pourquoi, Père, nous te demandons maintenant ton Saint Esprit, qu’il fasse taire en nous toute autre voix que la tienne, afin que dans ces gestes, ce pain et ce vin partagés, nous reconnaissions la présence de ton Fils Jésus-Christ au milieu de nous et en nous.

Invitation :
Voici, dit le Seigneur, que me tiens à la porte et je frappe. Celui qui entend ma voix et qui ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec lui et lui avec moi. Tous ceux qui reconnaissent l’appel du Seigneur sont invités à y répondre en se levant et en partageant le pain et le vin.

Communion

Prions :
Pour ton invitation malgré nos errances et nos réticences, nous te louons.
Pour ta patience face à nos lenteurs et nos aigreurs , nous te louons Seigneur
Pour ta grâce au de-là de nos fuites et de nos faillites, nous te louons.
Loué sois-tu parce que tu es un Père qui attend, qui accueille et qui invite.
Loué sois-tu parce que dans ce repas , tu nous montres ton amour qui n’a pas de limites.

 

Intercession

Père, tant de choses encombrent notre vie que nous en perdons de vue l’essentiel. Viens nous débarrasser des pierres, des épines, de tout ce qui nous empêche de recevoir ta parole.

Libère nous pour que nous sachions percevoir ta présence et recevoir ce que tu nous dis.

Nous te prions pour les peuples entrainés dans la guerre, pour qu’ils ne se laissent pas submerger par la haine, pour que la violence et la souffrance recule.

Nous te prions pour nos responsables politiques. Donne leur de savoir travailler pour la paix et la justice.

Nous te présentons les surchargés, les angoissés les inquiets, les fatigués qui n’arrivent pas à profiter du présent et de ta présence.

Nous te confions les vivants menacés par la mort, ceux qui se débattent avec la maladie, la faim ou la peur.

Nous te remettons les nôtres, ceux que nous connaissons, ceux que nous aimons, ceux qui nous entourent.

En toi père, réside notre espoir et notre confiance, pour notre monde, pour les autres et pour nous.

Aussi nous pourrons dire ensemble la prière que ton fils nous a donné : « Notre Père... »

 

Envoi et bénédiction

Seigneur, Dieu de Parole et de Bonté, nous te remercions de nous avoir donné au cours de ce culte des signes de ta présence : le signe de ton Evangile proclamé, de nos chants rassemblé de nos prières murmurées, du pain et du vin partagé.

Donne nous de toujours nous souvenir ce que nous avons vu et entendu.

Dans son amour et sa miséricorde, que Dieu vous bénisse, et qu’il vous garde.

Il marche devant vous pour vous montrer le chemin.
Il est derrière vous pour prendre soin de vous si vous vous égarez.
Il est au-dessus de vous pour vous abriter de la tempête.
Il est au-dessous de vous pour vous rattraper si vous tombez.
Il est autour de vous pour vous réchauffer quand vous aurez froid.

Recueil Arc en Ciel - 62-72