ELIE, LE FEU ET LE MURMURE

I Rois 19, 8 à 18 - Luc 17, 7 à 10 - Eph 4, 1 à 13

Y a-t-il encore un adorateur du Seigneur dans le Royaume d’Israël ? Ou tous les Israélites sont-ils devenus des adorateurs de Baal ?
Oui, il y a encore un adorateur de l’Eternel en Israël. Et il va le prouver… Il va le prouver seul, à un contre tous !
C’est le défi du siècle : à ma droite Elie le Tishbite, rustique, athlétique, hirsute, vêtu de poil. A ma gauche : 450 prophètes de Baal, nourris, choyés et protégés par la reine Jézabel.
L’enjeu du défi est le suivant : faire venir le feu du ciel sur l’autel de son Dieu afin de démontrer, de façon éclatante et définitive, quel est le vrai Dieu pour Israël : L’Eternel ou Baal.

Origines
Cette histoire vous la connaissez. Vous l’avez apprise probablement quand vous étiez petit. Mais qui était réellement Elie ?  Et que lui est-il advenu à la suite de cet épisode ?
Le début de l’histoire d’Elie est bizarre. Pourquoi ? Parce qu’elle ne commence pas comme les autres histoires de grands prophètes.
Tout d’abord nous avons l’impression qu’Elie sort de nulle part. Nous ne savons pas le nom de la tribu d’Israël à laquelle il appartient, ni le nom de son père. Sa ville natale, Tishbé,  n’est pas mentionnée dans la Bible et on ne sait pas où elle se trouve. Galaad, sa région au-delà du Jourdain est aux limites du territoire occupé par les Israélites.
Et puis je trouve qu’ici, au tout début de l’histoire d’Elie il y a un trou… ou disons, une absence…

Vocation
Ce que nous ne trouvons pas ici au chapitre 17 du premier livre des Rois, c’est le récit de la vocation d’Elie. Quelque chose dans le genre : en telle année la parole de l’Eternel fut adressée au prophète Elie. Le Seigneur lui dit : va, adresse toi au roi et dis-lui ceci ou cela.
Habituellement, nous trouvons un récit de ce genre au début de l’histoire d’un prophète. Par exemple Moïse, Esaïe, Osée. D’autres histoires commencent en disant : ainsi parle l’Eternel ou la Parole de l’Eternel m’a été adressée …
Dans le cas d’Elie, le discours commence par vive l’Eternel, ou, dans d’autres traductions, l’Eternel est vivant.
Cette expression sert à emphatiser le discours, comme un serment qui en atteste la vérité, l’équivalent de en vérité en vérité je vous le dis du Nouveau Testament.
Elie commence donc son ministère en disant : Vive l’Eternel, le Dieu dont je suis le serviteur, il n’y aura, ces années-ci ni pluie ni rosée, sinon à ma parole. Nous trouvons cela dans le premier verset.

Et c’est seulement dans le deuxième verset que nous trouvons la formule à laquelle nous sommes habitués pour les prophètes : la parole du Seigneur fut adressée à Elie…

La parole du Seigneur est donc adressée à Elie après coup. Pour dire quoi ? Qu’il n’y aurait pas de pluie pendant des années ? Que le peuple d’Israël allait cruellement souffrir de la sécheresse ? Non point. La parole que Dieu adresse à Elie est pour lui seul :  Va t’en d’ici. C’est ça que le Seigneur lui dit : Elie, va t’en, fuis !
Le début de l’histoire d’Elie est étrange. Nous sommes en face d’un double message. Le message du prophète qui affronte le roi, courageusement, en lui lançant à la figure le malheur qui va frapper le peuple par le pouvoir de sa parole, car la pluie ne reviendra que s’il le souhaite. Et en contraste avec cette bravade, vient le discours de l’Eternel : Elie, prends tes jambes à ton cou et fuis !
Et vous allez voir que tout le ministère d’Elie restera dans ce registre. La parole du prophète forte et puissante, qui frappe et détruit, et la parole de Dieu, discrète et prudente, qui œuvre pour la préservation des siens.

Baal
Pourquoi Elie place-t-il le défi entre l’Eternel et Baal sur le terrain de la pluie ?
Vous savez probablement pourquoi : Baal est le dieu de la pluie. Le Dieu d’Israël, l’Eternel, est un Dieu que son peuple a connu dans le désert, où il été nomade, faisant brouter ses troupeaux de pâturage en pâturage.
Baal, par contre, est un Dieu d’agriculteurs, de ceux qui dépendent de la pluie pour manger.
Et dans la période qui nous concerne, le peuple d’Israël est un peuple d’agriculteurs. De vastes étendues de champs cultivés peuvent être admirées autour de la prospère capitale du royaume, Samarie. Le blé, la vigne, les arbres fruitiers, les légumes y poussent en abondance.
Et cela grâce à qui ? Grâce à qui, frères et sœurs ?
Ah, si on écoute le roi et la reine, et les rois ont toujours raison, en tout cas il est plus prudent de l’admettre…Si on écoute surtout la reine Jézabel, c’est grâce à Baal, le dieu de la pluie, abondamment adoré dans le royaume, qu’Israël est si prospère !
Mais Elie n’est pas de cet avis. Non, mes amis, ce n’est pas grâce à Baal que nous avons à manger. Et d’abord Baal n’est pas le dieu de la pluie. Baal n’est d’ailleurs dieu de rien du tout. Baal n’est qu’une idole et je vais le prouver !

Le peuple d’Israël est cependant très attaché au culte de Baal. Pas seulement parce que le couple royal l’y encourage vivement, mais aussi parce que le culte de Baal est agréable.
Ça me fait penser aux catholiques et aux protestants au 16ème siècle. Les temples étaient nus et sévères, alors que les églises étaient décorées d’images et parfumées à l’encens.
Le peuple d’Israël est très attaché à Baal parce qu’il lui donne la pluie et  en plus lui fournit de belles fêtes et cérémonies.
Elie arrivera-t-il à arracher le peuple à ce faux dieu ?

L’Eternel annonce la pluie
Deux années complètes passent. La sécheresse et la famine sévissent sur Israël. Le prophète Elie, par qui le malheur arrive, vit caché, par monts et par vaux, nourri tantôt par des corbeaux, tantôt par une pauvre veuve.
La pluie n’est pas venue. N’avait-il pas déclaré la pluie viendra à ma parole ? Elie n’annonce toujours pas la pluie.
Et tac, coup de théâtre, c’est l’Eternel qui l’annonce ! Et que dit-il ?  (Silence). Début du chapitre 18 : la parole du Seigneur fut adressé à Elie : va, présente-toi à Achab, je vais donner la pluie sur la surface du sol.
C’est tout. La mission est simple : Elie doit se présenter devant Achab et transmettre la parole de Dieu, qui promet la pluie.
Dites-moi, frères et sœurs, cette mission, pourtant si simple, plaira-t-elle au prophète Elie ? Dire au roi : ben voilà il va pleuvoir ? C’est tout ? Même pas une petite menace ? Une petite imprécation ? Une petite exhortation ? Ce n’est pas un travail de prophète, ça ! Autant écrire une carte postale : salut Achab, le Seigneur dit qu’il va pleuvoir, bons baisers de Sarepta, Elie.
 
Le face a face
Elie n’écrit pas au roi, il se présente devant lui, mais pas pour lui annoncer la pluie. 
Dès qu’ils se rencontrent, ils se lancent à la figure ce qu’ils ont sur le cœur : c’est par toi que le malheur arrive dit Achab… c’est à cause de tes péchés et de ceux de ton père que le malheur frappe !. Puis Elie charge le roi Achab de convoquer le peuple d’Israël ainsi que les prophètes de Baal.  Fais rassembler près de moi Israël tout entier sur le mont Carmel  dit-il.
Elie décide de tout. Ce n’est pas l’Eternel qui a voulu la confrontation, c’est Elie. Lisez le livre des Rois, vous verrez. Je trouve cela surprenant, pas vous ?
Achab obéit. Il convoque le peuple et les prophètes de Baal.
Elie accueille tout le monde par un discours. Tout d’abord il se présente : je suis le seul prophète de l’Eternel, alors que Baal en a 450...
Puis il dicte les règles du jeu : deux autels doivent être dressés, chacun présentant un taureau dépecé. Puis chaque camp doit invoquer son dieu, afin de faire venir le feu du ciel. Le dieu qui réussira à brûler sa victime sera le vrai dieu.
Les prophètes de Baal font comme il avait dit, mais ils ont beau invoquer leur dieu, avec suppliques, cris et lacérations, Baal ne répond pas. Il n’envoie pas de feu pour consumer sa victime. Cela dure la moitié de la journée. Elie les raille.
Quand c’est son tour, il répare l’autel de l’Eternel qui avait été démoli. Il le fait à l’ancienne, en empilant 12 pierres, une pour chaque tribu d’Israël, des pierres brutes. Puis il dispose la victime et fait arroser le tout par trois fois.
Ensuite il invoque l’Eternel, par une prière simple : Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, fais que l’on sache aujourd’hui que c'est toi qui es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur et que c'est par ta parole que j'ai fait toutes ces choses. Réponds-moi, SEIGNEUR, réponds-moi : que ce peuple sache que c'est toi, SEIGNEUR, qui es Dieu, que c'est toi qui ramènes vers toi le cœur de ton peuple.
Immédiatement le feu tombe du ciel et consume la victime, le bois, les pierres et l’eau qui arrosait le tout.

Charnier
Grande émotion parmi les spectateurs. Ils tombent face contre terre en reconnaissant que l’Eternel est le seul vrai Dieu.
Elie profite de l’occasion pour dire : saisissez les prophètes de Baal ! Le peuple les saisit et Elie les égorge au torrent du Qishôn.
C’est un bain de sang. Ce n’est plus de l’eau qui coule dans le torrent, mais du sang humain.
Elie est arrivé à ses fins. Il a donné une grande leçon au roi et au peuple d’Israël et a prouvé que l’Eternel est le vrai Dieu.
Maintenant il peut s’adresser à Achab pour lui annoncer la pluie. Monte, mange et bois, car le grondement de l’averse retentit .

Averse
Il l’annonce, mais on a l’impression qu’il n’y croit pas. Il retourne au sommet du Carmel et se prosterne, la tête entre les genoux. Il demande à son serviteur s’il voit des nuages. Le serviteur n’en voit pas. Par sept fois Elie demande à son serviteur de voir s’il y a des nuages. Elie douterai-t-il de la parole de Dieu ?
La septième fois le serviteur voit un tout petit nuage. Cela suffit à Elie pour retrouver son courage. Il dit à Achab qu’il peut atteler et partir avant d’être bloqué par l’averse.
Achab se dirige vers sa résidence d’Izréel et Elie court devant son char. Il court ainsi 25 Km, sûr de son triomphe et du repentir du peuple.
Hélas, arrivé à Izréel Achab raconte tout à Jézabel. Furieuse, elle jure par ses dieux qu’elle aura la peau d’Elie.
Elie est obligé de fuir à nouveau. Il est terriblement déçu. Ni sa victoire sur les prophètes de Baal, ni le retour de la pluie n’ont opéré la conversion du roi et du peuple.  A quoi tout cela a-t-il servi ? C’est comme si rien n’avait été fait.
Et, comme par le passé, c’est le Seigneur qui va prendre soin de son prophète. Il est nourri par un ange qui lui présente une galette et une cruche et, fortifié par cette nourriture, Elie marchera quarante jours et quarante nuits.

Les autres serviteurs
C’est ici que se situe la période charnière de l’histoire d’Elie. Mais avant d’accompagner le prophète dans son voyage initiatique, j’aimerais attirer votre attention vers quelques détails de l’histoire d’Elie, qui peuvent passer inaperçus.
Vous avez bien compris qu’Elie se considérait comme le seul prophète de l’Eternel. Il le déclare et le répète, aussi bien au peuple qu’au Seigneur lui-même, dans le passage que nous avons lu tout à l’heure. Je suis resté moi seul ! Répète-il.
Mais après une lecture attentive nous découvrons avec perplexité qu’il y avait d’autres prophètes en Israël.
Par exemple, à un moment donné Elie rencontre un dénommé Ovadyahou, intendant de la maison du roi. Celui-ci lui raconte que, pendant la persécution de Jézabel il a caché 100 prophètes de l’Eternel dans une caverne et les a nourris de pain et d’eau. Où sont ces 100 prophètes ? Elie les connait-il ?
Plus loin dans l’histoire d’Elie le roi de Syrie assiège Samarie. Nous lisons avec étonnement qu’à ce moment un prophète, dont le nom n’est pas cité, intervient deux fois et parle au roi au nom du Seigneur.
Plus loin encore, les rois de Juda et d’Israël se liguent pour combattre le roi de Syrie. Le roi de Juda n’est pas satisfait du message politiquement correct des prophètes de la cour d’Achab. Notons au passage que le massacre perpétré par Elie n’avait servi à rien. Les faux prophètes profiteurs de la table du roi sont toujours là.
Donc le roi de Juda, lassé des flatteries ânonnées par ces prophètes, demande à Achab : n’y a-t-il pas ici un prophète du Seigneur que nous puissions consulter ?
Achab lui répond : il y a encore un prophète mais il n’annonce que des malheurs. C’est Elie, me direz-vous. Eh bien non, ce n’est pas Elie, c’est Michée, fils de Yimla, à ne pas confondre avec le prophète Michée qui écrira un livre plus tard.
Ce prophète Michée est donc appelé et il prophétise au nom de l’Eternel.
Elie est-il le seul prophète de l’Eternel ? Non. Sa brillante prestation au mont Carmel a servi à quelque chose ? Non.
Peut-on prouver que l’Eternel est le vrai Dieu ? Non. Sinon où serait la foi ?
Et c’est donc un homme terriblement déçu et fatigué que nous voyons marcher, nourri par l’ange, dans le désert.
Voyage initiatique
Où va-t-il ? Quel endroit peut cacher cet homme extraordinaire, qui fuit devant Jézabel, chassé comme un chien ?
Elie va vers le mont Horeb, autrement dit, le mont Sinaï, cette montagne où, quelques siècles auparavant, Dieu s’était révélé à Moïse puis à tout le peuple d’Israël. Le Sinaï, le berceau de la religion d’Israël, le rappel d’une époque où les Israélites, dans le désert, dépendaient uniquement de Dieu, qui leur donnait l’eau du rocher à boire et la manne à manger.
Elie marche quarante jours et quarante nuits. Les commentateurs nous révèlent que, pour aller d’Izréel au Sinaï, dix jours de marche auraient suffi, surtout pour un athlète tel qu’Elie.
Mais le chiffre 40 est un chiffre important pour les Israélites, et peu importe qu’il soit exact, car c’est le chiffre qui symbolise l’expérience avec Dieu,  l’expérience de la dépendance totale dans la solitude du désert. Ainsi quarante ans ont passé pour Moïse, quarante ans pour les Israélites, quarante jours pour Jésus.
A chaque fois l’alchimie du désert opère et l’homme se trouve seul face à Dieu, prêt pour un dialogue.
C’est ce qui arrive à Elie. Il passe la nuit dans une caverne du Sinaï et le Seigneur l’interpelle : Que fais tu ici, Elie ?. Comme si le Seigneur ne le savait pas, lui qui prenait soin de son prophète et le nourrissait depuis si longtemps.

Dialogue
C’est alors que va avoir lieu ce dialogue étonnant entre le Seigneur et son serviteur. Elie commence par servir son boniment habituel : ils sont tous méchants et moi je suis le seul à te servir, etc, etc.
En réponse, il va recevoir trois leçons, trois claques, pourrait-on dire, qui  lui apprendront ce que c’est qu’être un serviteur de Dieu.
 - La première c’est qu’il ne sait pas écouter. Dur, dur, pour un prophète ! Car Dieu n’est pas dans le vent fort et puissant, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu (ah, le feu, le feu est l’élément d’Elie !). Le Seigneur ne se trouve pas dans les choses spectaculaires… Il se trouve dans un souffle ténu. Elie n’avait rien compris aux manifestations de Dieu, lui qui a fait descendre le feu du ciel au Carmel !
 - La deuxième leçon c’est qu’il n’est pas indispensable. Va oindre Elisée, fils de Shafath, à ta place. A ta place ! Le couteau remue bien dans la plaie ! Qui est cet Elisée ? Jamais entendu parler. Encore un prophète de l’Eternel. Décidément Elie n’est pas le seul…
 - La troisième leçon c’est qu’il ne sait pas ce qui se passe au sein du peuple de Dieu. Car dans ce pays où le culte de Baal parait parfaitement établi, il y a 7000 hommes qui n’ont jamais plié les genoux devant Baal. Et quand la Bible dit 7000 hommes, ça veut dire 7000 familles ! Il ne s’agit pas de repentis après le show du Carmel, mes amis, ce sont des hommes qui n’ont jamais adoré Baal ! Elie n’en savait rien, il se croyait le seul !

Elie pour toujours
Elie était et restera pour Israël et pour nous chrétiens un merveilleux prophète, entièrement consacré à l’Eternel, parfaitement intègre, courageux, inébranlable dans sa foi. Il est le prototype du prophète de Dieu. La preuve : c’est lui qui représente tous les prophètes auprès de Jésus, lors de sa transfiguration, comme Moïse représente la loi. La loi et les prophètes, les piliers du message divin. Et c’est Elie qui représente ces derniers. 
Et Dieu lui accordera un autre honneur, incroyable, qu’il est le seul à obtenir : celui de monter au ciel dans un chariot de feu devant ses collègues les prophètes !
Ses collègues ! Oui il avait des collègues, frères et sœurs, il n’était pas seul, et il a fini par l’admettre !

Présomption
Elie n’était pas seul. Cependant il se croyait indispensable.
Elie se croyait le seul car il était trop imbu de lui-même pour se rendre compte que quelque part il y avait cent prophètes, ailleurs il y avait un prophète anonyme, et Michée, et Elisée et  7000 familles fidèles !
Il y avait une faille dans sa vie de serviteur de Dieu : l’orgueil spirituel, la présomption.
Cette faille l’a empêché d’être à l’écoute de ce que l’Eternel avait à dire, d’un message plus humain et plus empreint de miséricorde que Dieu voulait faire passer à son peuple.
La présomption est un péché des plus subtils, car il se trouve sous une façade de fidélité indéfectible. Le présomptueux croit, et est même sûr, de faire la volonté de Dieu. Cependant, la motivation de son service n’est pas son amour pour Dieu, mais la satisfaction du service lui-même. Le présomptueux se regarde servir, se regarde faire le bien, et il en tire satisfaction.

Nous ne sommes pas seuls
Comme Elie, aucun croyant n’est indispensable, aucun croyant n’est seul.
 - Personne n’est seul lors de sa conversion. Il y a forcément un être humain qui témoigne pour qu’un autre se convertisse, car la foi est contagieuse, elle se propage d’un être humain à un autre.
 - Aucun croyant n’est seul dans les épreuves. Les frères et sœurs sont là pour le soutenir, l’encourager, prier pour lui.
 - Aucun croyant n’est seul quand il s’agit de récolter le fruit de son travail, quand l’Eglise se développe accueille de nouveaux adeptes.
 - Aucun croyant n’est seul quand il s’éloigne, car les autres sont là pour lui rappeler le droit chemin.

Une place pour tous
Les apôtres nous l’affirment : dans l’Eglise il y a de la place pour tous et une tâche pour chacun. C’est l’esprit de Dieu qui nous guide et nous conduit. L’Esprit de Dieu qui a parlé à Elie dans un murmure au sein de la montagne sainte.
Comme Lui, ne nous laissons pas assourdir par le vacarme du spectacle, du miracle et de la démonstration. Ecoutons plutôt le souffle ténu de l’Esprit de Dieu.